Face à une plaie qui saigne abondamment, la compression directe est le premier geste à effectuer, et souvent suffisant. Quand passer au garrot ? Comment poser un pansement compressif ? Conduite à tenir face à une hémorragie externe. https://www.secourisme.net/spip.php?article120 #secourisme #hemorragie #garrot #premierssecours
secourisme
Je suis malheureusement désormais en mesure de vous décrire ce qui se passe lors d'un malaise causé par la chaleur.
En rentrant du travail ce soir, alors que je suis sur la coulée verte, je vois un petit attroupement qui vient de se former autour d'une dame à terre. Je m'arrête donc, prend ma trousse de secours et demande ce qui s'est passé. D'après une témoin, la piétonne a titubé avant de tomber doucement tout en essayant sans succès de se rattraper à une barrière.
Bonne nouvelle : la victime n'a pas de plaie visible, est consciente et parle. Je lui met donc une couverture de survie (face argentée vers l'extérieur) afin de la protéger de la chaleur pendant qu'un passant est au téléphone avec les secours.
Mauvaise nouvelle : la victime est désorientée, a des propos incohérents (un des seuls trucs qu'on a compris c'est qu'elle répond « non » quand on lui demande si elle a bu). Seuls la tête et les bras bougent : les jambes et le tronc sont totalement immobiles. Bref, elle va vraiment mal, il y a zéro chances pour qu'elle reparte d'elle-même.
Une infirmière arrive rapidement et lui verse de l'eau sur le front pour la rafraîchir. Elle me demande une compresse afin de l'humidifier et de la lui poser sur le front.
Quelques minutes plus tard, une ambulance privée passe par là et s'arrête. Ils commencent à prendre la tension, quand une ambulance de la Croix-Rouge, également là par hasard, arrive à son tour et prend le relai afin de les libérer. Les secouristes de la Croix-Rouge prennent sa température (environ 40 °C je crois) et décident de la mettre sur le brancard afin de l'amener au frai sur dans le camion.
C'est à ce moment là que j'ai pu partir. Au final je ne sais pas si c'est la Croix-Rouge qui a récupéré la prise en charge ou si les pompiers ou le SAMU sont finalement arrivés.
J'en profite donc pour vous encourager vous aussi à transporter avec vous une trousse de secours dès que possible. Voici la mienne, que j'emporte dans une sacoche de vélo :
https://rodolphe.breard.tf/article/trousse-de-secours/
À défaut de trousse de secours, gardez au moins une couverture de survie avec vous. Ça coûte quedal, c'est le truc le plus utile et ça peut vraiment faire la différence.
Il est aussi bon de connaître les règles de base du secourisme :
1. (se) protéger : avant d'intervenir on s'assure que la zone ne soit pas dangereuse et on prend toutes les mesures possible pour éviter un sur-accident.
2. On récolte un maximum d'informations : endroit exact où on se trouve, nombre de victimes, leur âge, sexe et leur état (conscient / inconscient, respiration, plaies, etc.).
3. Une fois qu'on a tout ça, on appelle les secours.
4. On ne met rien à l'intérieur une victime et on enlève rien de l'intérieur d'une victime. Dans l'exemple de ce soir, c'est pour ça que l'infirmière n'a pas donné à boire à la dame mais qu'à la place elle lui a versé de l'eau sur le front. Oui, même faire boire est interdit sans avis médical. Cependant, si la victime est capable de boire ou prendre ses médicaments elle-même, on peut lui donner dans la main afin qu'elle le fasse elle-même, mais surtout pas plus.
5. N'essayez pas de mettre une victime en PLS si vous ne savez pas faire. D'ailleurs on ne met une victime en PLS que si elle est inconsciente : lorsque la victime est consciente, la règle générale est de la laisser dans la position dans laquelle elle se sent le mieux.
Ceci est une version très simplifiée. Si vous passez votre PSC, ce que vous encourage à faire, vous apprendrez bien plus que ça. Là je vous ai vraiment fait le minimum vital à connaître afin d'éviter d'empirer la situation.
#canicule #secourisme
En rentrant du travail ce soir, alors que je suis sur la coulée verte, je vois un petit attroupement qui vient de se former autour d'une dame à terre. Je m'arrête donc, prend ma trousse de secours et demande ce qui s'est passé. D'après une témoin, la piétonne a titubé avant de tomber doucement tout en essayant sans succès de se rattraper à une barrière.
Bonne nouvelle : la victime n'a pas de plaie visible, est consciente et parle. Je lui met donc une couverture de survie (face argentée vers l'extérieur) afin de la protéger de la chaleur pendant qu'un passant est au téléphone avec les secours.
Mauvaise nouvelle : la victime est désorientée, a des propos incohérents (un des seuls trucs qu'on a compris c'est qu'elle répond « non » quand on lui demande si elle a bu). Seuls la tête et les bras bougent : les jambes et le tronc sont totalement immobiles. Bref, elle va vraiment mal, il y a zéro chances pour qu'elle reparte d'elle-même.
Une infirmière arrive rapidement et lui verse de l'eau sur le front pour la rafraîchir. Elle me demande une compresse afin de l'humidifier et de la lui poser sur le front.
Quelques minutes plus tard, une ambulance privée passe par là et s'arrête. Ils commencent à prendre la tension, quand une ambulance de la Croix-Rouge, également là par hasard, arrive à son tour et prend le relai afin de les libérer. Les secouristes de la Croix-Rouge prennent sa température (environ 40 °C je crois) et décident de la mettre sur le brancard afin de l'amener au frai sur dans le camion.
C'est à ce moment là que j'ai pu partir. Au final je ne sais pas si c'est la Croix-Rouge qui a récupéré la prise en charge ou si les pompiers ou le SAMU sont finalement arrivés.
J'en profite donc pour vous encourager vous aussi à transporter avec vous une trousse de secours dès que possible. Voici la mienne, que j'emporte dans une sacoche de vélo :
https://rodolphe.breard.tf/article/trousse-de-secours/
À défaut de trousse de secours, gardez au moins une couverture de survie avec vous. Ça coûte quedal, c'est le truc le plus utile et ça peut vraiment faire la différence.
Il est aussi bon de connaître les règles de base du secourisme :
1. (se) protéger : avant d'intervenir on s'assure que la zone ne soit pas dangereuse et on prend toutes les mesures possible pour éviter un sur-accident.
2. On récolte un maximum d'informations : endroit exact où on se trouve, nombre de victimes, leur âge, sexe et leur état (conscient / inconscient, respiration, plaies, etc.).
3. Une fois qu'on a tout ça, on appelle les secours.
4. On ne met rien à l'intérieur une victime et on enlève rien de l'intérieur d'une victime. Dans l'exemple de ce soir, c'est pour ça que l'infirmière n'a pas donné à boire à la dame mais qu'à la place elle lui a versé de l'eau sur le front. Oui, même faire boire est interdit sans avis médical. Cependant, si la victime est capable de boire ou prendre ses médicaments elle-même, on peut lui donner dans la main afin qu'elle le fasse elle-même, mais surtout pas plus.
5. N'essayez pas de mettre une victime en PLS si vous ne savez pas faire. D'ailleurs on ne met une victime en PLS que si elle est inconsciente : lorsque la victime est consciente, la règle générale est de la laisser dans la position dans laquelle elle se sent le mieux.
Ceci est une version très simplifiée. Si vous passez votre PSC, ce que vous encourage à faire, vous apprendrez bien plus que ça. Là je vous ai vraiment fait le minimum vital à connaître afin d'éviter d'empirer la situation.
#canicule #secourisme